Portrait de U2 sur CNN (II) - U2 France

Portrait de U2 sur CNN (II)

lundi 16 mai 2005 / par Corine/Dead

Source : CNN

Voix off : Nous voici de retour pour la suite de Ces gens qui font l’actu

(Lancement du sujet)

ZAHN : En 1980, U2 sort son premier album Boy. Les membres du groupe sortent à peine de l’adolescence. mais leur style très particulier tout comme le son U2 sont déjà là.

MCGUINNESS : Ils m’ont regardé comme s’ils allaient être le plus grand groupe au monde. Ils avaient un chanteur affamé du contact avec le public, ça se voyait dans leurs yeux. Ils avaient un guitariste qui jouait un style de musique qui lui était propre. Et ils avaient enfin des percus puissantes capables de les soutenir.

ZAHN : Ce qui rendait aussi U2 unique c’était que leur musique parlait de sujets sérieux : la vie et la mort, Dieu, la foi et la politique.

EDGE : Ils disent que les sujets à éviter lorsque l’on veut être poli sont la politique et la religion. Vous savez, et ce sont les seules choses dont on parle en Irlande.

BONO : Je ne suis toujours pas bon pour ça lorsqu’il s’agit d’en parler, je m’en sors beaucoup mieux lorsque je les chante. Pour moi, ce sont toutes des chansons qui louent Dieu et la création, même celles où la colère s’exprime.

ZAHN : La foi aurait contribuée à soutenir U2 alors qu’il luttait pour mettre un pied dans l’industrie musicale.

LILLYWHITE : A leurs débuts, c’était très important pour eux car dehors c’était un monde totalement fou. Et ils étaient juste ce petit groupe qui — vous savez, pourrait soit embrasser le mode de vie du rock- and-roll, vous savez ou bien, se fondre dedans. Et c’est le genre de choses qu’ils ont fait.

ZAHN : De fait, vers la période relative au second album October, très inspiré religieusement parlant, la foi a presque conduit le groupe à la rupture. Bono, Edge, et Mullen se sont sérieusement engagés dans un groupe de prière chrétien charismatique.

CLAYTON : Les gens disaient, est-ce ceci que nous voulons vraiment ? Pour cela, il faut s’engager. Et l’engagement, tout comme l’énergie que cela exige est à l’opposé, vous savez, de l’endroit où vous voulez vous rendre dans votre quête spirituelle.

ZAHN : Le groupe a décide qu’il pourrait trouver un équilibre entre la religion et le rock and roll.

CLAYTON : Les deux peuvent ils aller de paire ? Chacun de nous a décidé qu’ils pouvaient. Et je pense qu’effectivement ils peuvent aller de paire.

ZAHN : En 1983, U2 n’était pas encore un nom familier mais la réputation du groupe commençait à grandir, notamment grâce à leur troisième album War.

LILLYWHITE : A partir de là, ils ont décroché leur premier tube, qui était New Year’s Day. Et sur cet album figurait le cultissime Sunday Bloody Sunday. Et ces titres ont commencé à créer un véritable ciment pour les fans du groupe. Et je crois que c’est à ce moment qu’ils ont pu poursuivre leur route.

ZAHN : La majeure partie de l’industrie musicale les a bientôt accepté. En 1985, U2 participait au Live Aid, un concert qui montrait le pouvoir du groupe et son but au monde.

PETER CASTRO, ASSISTANT MANAGING EDITOR, magazine PEOPLE : Ils ont déboulé sur la scène du Wembley Stadium et vous pouviez voir tout le monde, des centaines de milliers de personnes, les acclamaient. Ils ont piqué la vedette lors de ce concert. Et c’est ce même jour qu’ils sont devenus des superstars.

ZAHN : Ceci se poursuivra jusqu’à leur prochain album, The Joshua Tree. Ce fut un véritable succès côté critique et côté ventes. Quatre amis de Dublin qui se retrouvaient à la une de l’illustrissime Time magazine. U2 était le plus grand groupe au monde.

CLAYTON : C’est plutôt cool de faire la une de Time magazine quand on a tout juste 25 ans. Il semblait alors qu’à chaque fois que nous faisions quelque chose, le niveau d’intérêt ne faisait que grandir. Nous étions passés à la loupe. Je pensais, "C’est un disque génial. Je suis très content de l’avoir fait. C’est tout ce que j’aurais pu espérer." Mais je me disais que nous avions encore tant à faire pour devenir un vrai groupe.

ZAHN : Mais U2 allait devoir faire face à quelques turbulences au sommet. En 1988, le groupe jouait dans son propre film, un long métrage intitulé Rattle and Hum.

BONO : Qu’est-ce qu’il a de si particulier ce film ? Nous sommes dedans, mec. Qu’est-ce que je peux dire d’autre ?

ZAHN : Sur grand écran, ce groupe connu pour être sérieux et avoir une conscience sociale semblait tout à coup auto satisfait et s’aimer.

BONO : J’en avais assez de ces Irlando-Américains qui n’étaient pas rentrés au pays depuis 20 ou 30 ans.

ZAHN : Un contre coup U2 avait commencé.

EDGE : Ce long métrage Rattle and Hum, à cette époque, était une sorte de réaction contre cette version de U2.

BONO : Nous courrions le danger d’être un groupe trop stupide pour apprécier d’être numéro 1.

ZAHN : Le plus grand groupe au monde a décidé qu’il avait besoin de subir un changement radical. Lorsque nous continuerons notre enquête, U2 sera à la recherche de nouvelles orientations qui le conduira presque à la rupture dans ce processus.

MULLEN : Nous n’étions jamais d’accord à cette époque. C’était alors que le processus de communication était un peu cassé.

(Fin de l’enregistrement)

(Pause publicitaire)

(à suivre)

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