Joey Ramone 1951-2001 - U2 France

Joey Ramone 1951-2001

lundi 16 avril 2001 / par Dom

Joey Ramone, le pionnier du mouvement punk s’est éteint à l’âge de 49 ans

Joey Ramone, le chanteur leader du goupe punk les Ramones, est décédé dimanche 15 avril 2001 à 14 h 40. L’emblématique chanteur, né Jeffrey Hyman, luttait contre un cancer lymphatique, une maladie qui attaque les immuno défenses du corps.

Avec les membres de sa cohorte, Tommy et Dee Dee – chacun d’entre eux ayant adopté le nom de Ramone - Joey était surtout reconnu pour avoir aidé au lancement du mouvement punk moderne. Mêlant habilement la noirceur des rues new yorkaises à la pop sucrée, les groupes de filles des années 60, et les Stogges (NDL = les pigeons, pas les oiseaux, ceux qui se font plumer en argot !), les Ramones en ont inspiré plus d’un, des Sex Pistols (NDLT : Sid Vicious et son irrévérencieux God Save the Queen !) à Blink-182 (NDLT : ils font pas trop punk les beaux gosses Californiens là … tout de même !) pour marquer leur territoire sur quatre méchantes cordes et un crochet (souvent) inepte.

Avec sa marque bien reconnaissable aux ombres colorés de rose, son cuir noir, ses cheveux longs jusqu’aux épaules, ses jeans usés, et ses vocalises alternant grognements, puis genre crooner et hoquets, Joey était l’image même du parrain de la musique punk. Il prêta sa voix à quelques uns des morceaux les plus vénérés dans le canon (NDLT : non j’ai pas bu ceux qui ont déjà chanté à la chorale savent ce que sait ! pour les autres : voilà comment ça se passe une voix débute un couplet au bout du premier lyrique un autre recommence ce même morceau et ainsi de suite ça s’appelle un canon !) punk "Blitzkrieg Bop," "Gimme Gimme Shock Treatment," "Rock & Roll High School," "I Wanna Be Sedated," "Sheena Is a Punk Rocker." Son allure a laissé une empreinte indélébile. L’image du corps de Joey, le pied gauche en avant, le droit en arrière, la main gauche étreignant le micro, son poing figurant une mantra officieuse, "Gabba Gabba Hey !," est à jamais gravé dans la mémoire de n’importe lequel d’entre nous ayant assisté à l’un des 2263 spectacles qu’a donné le groupe.

Né à Forest Hills, un quartier du Queens, dans l’état de New York, le 19 mai 1951, Joey fonda le groupe des Ramones en 1974 avec Johnny, Dee Dee, et Tommy. A l’origine batteur, Joey permuta pour le chant deux mois après que le groupe ait donné son premier spectacle en mars 1974 au Performance Studio de New York. Bientôt le groupe devint un appareil du club new yorkais punk défraîchi “CBGB” (NDLT : je suppose notre équivalent BCBC = bon chic bon genre … pas de vulgarité en ligne, je vous prie !), foyer des groupes des bas fonds de la ville Talking Heads (Mr David Byrn), Patti Smith et son groupe, et Blondie « Heart of glass » Debbie Harry. En 1975 les Ramones devinrent les premiers artistes à signer un contrat avec une maison de disques. Leur tout premier album auto intitulé (NDLT : je suppose qu’il s’appelait en toute simplicité Ramones ?) enregistré pour 6000 dollars, sortit en 1976 et comprenait des morceaux qui posaient les jalons du rock comme "Judy Is a Punk," "Now I Wanna Sniff Some Glue," et "Beat on the Brat." Foulant aux pieds les idées du rock progressiste des années 70 selon lesquelles le rock devait être joué par des musiciens ayant étudié le parfait maniement de leur instrument, les Ramones se firent les pionniers de l’idéologie du “fais-le toi-même” qui inspira des milliers de groupes punk plein d’énergie mais aux tentatives hasardeuses tant sur le choix des instruments que du rock ! Leur album de 1977, intitulé les Ramones quittent la maison, comprenait un mélange de quintessences d’hymnes punk guttural et d’hommages aux chansons pop standard ("I Remember You," "Oh Oh I Love Her So"). Ca lança également l’hymne officieux des Ramones "Pinhead," dans lequel Joey chantait, "je ne veux plus être une tête d’épingle / je viens juste de trouver une infirmière qui pourrait le faire." Non seulement les Ramones ont aiguillonné des groupes tels que les Sex Pistols (NDLT : j’en raffole pas !), ou les Clash (NDLT : eux par contre il n’y a pas que Londres qui les appelle … London calling !), et X-Ray Spex (NDLT : là je ramène pas ma science, pardon mais ce sont de sinistres inconnus pour votre modeste servante !) pour prendre possession de leurs instruments et dominer le monde, mais aussi ils ont montré la voie à le génération suivante de groupes new wave punk pour rocker au maximum avec le minimum de fioriture. Inspiré par les sujets largement ouverts des Ramones – qui allaient du sniffe de colle à la prostitution masculine, en passant par la lobotomie – tant que par leur musique, des groupes des années 80 comme Husker Du, les Replacements, et Devo plus tard éclatèrent la notion du comment pourrait sonner le rock. Les Ramones sortirent ce qui est discutablement leur meilleur album, Fusée vers la Russie, en 1977. Intégrant des extraits de concert tels que "Cretin Hop," "Rockaway Beach," et "We’re a Happy Family," non seulement l’album résuma l’horizon morne de la génération punk, c’était une stridente contre-performance à la musique disco qui était en train de balayer la nation toute entière en attente de l’éveil de « La fièvre du samedi soir ». Après avoir joué en 1979 dans « Rock ’n’ Roll High Schoo”l, le groupe intégra les studios de production avec l’une de leurs idoles, le producteur des années 60 du "Wall of Sound", Phil Spector. Le résultat, l’album de 1980, “Fin de siècle”, comprenant une reprise du "Baby I Love You" par les Ronettes, qui étaient menés par l’un des chanteurs préférés de Joey, Ronnie Spector. Le groupe enchaîna avec 10 albums studio supplémentaires au style punk rapide, antisocial et avec un agenda implacable de tournées, et apprécia sa célébrité genre Beatlemania en Argentine et au Japon. Bien que le groupe n’ati jamais atteint des sommets dans les charts et accompli des ventes d’albums exceptionnelles en 22 ans de carrière, son influence persiste de nos jours. Avec la plupart de ses contemporains, éclipsés, morts ou inactifs, Joey était devenu le représentation vivante de la première vague punk, avec sa façon timide et basse de parler que démentaient les chansons retorses de son groupe au sujet des désaxés sociaux trop ennuyeux, disjonctés ou désenchantés par les règles.

Joey pouvait bien partager un nom en commun avec ses partenaires du groupe, mais cet amour familial n’empêchait pas les chamailleries permanentes qui conduisirent les Ramones à se séparer en 1996. Bien après que le groupe ait donné sa dernière représentation le 9 août 1996 - des fans tels que Eddie Vedder de Pearl Jam et Chris Cornell de Soundgarden swinguèrent avec les Ramones cette fameuse nuit - Joey continua de porter le flambeau de la musique qu’il adorait. En plus d’avoir produit un EP et un album par les rockeurs indépendants horror-ska – dont il fit inlassablement des champions et qu’il managea jusqu’à la fin des années 90 – Joey avait coproduit en 1999, un EP par Ronnie Spector. Cet EP comprenait l’un des plus poignants airs de Joey, "She Talks to Rainbows," (elle parle aux arcs en ciel), une ballade qu’il avait écrite pour les Ramones en 1995 pour leur album studio chant du cygne, Adios Amigos ! Ca parlait d’une fille que Joey aurait souvent vu dans son voisinage et qui disait-il semblait être dans son monde à elle. "She’s a little lost girl in her own little world/ She looks so happy, but seems so sad/ Oh yeah/ I’d like to help her/ I’d like to try/ Oh yeah," chantait Spector de sa voix languissante à jamais gravé sur l’EP. En plus d’avoir tenté de ressusciter la carrière de son héros Spector, Joey travaillait sur son premier album solo depuis ces trois dernières années. Collaborant de longue date avec le producteur des Ramones, Daniel Rey, Ramone avait écrit près de 20 nouveaux airs qu’il avait prévu d’enregistrer avec un groupe qui intégrerait Andy Shernoff du groupe punk les Dictators, le batteur de Cracker, Frank Funaro, et Rey à la guitare. Joey avait fait profil bas ces dernières années, sautant sur scène pour boucler quelques chansons des Ramones à des fêtes d’anniversaires en son honneur données par des amis punk-rockers de New York. En février 2000, il avait enterré la hache de guerre avec l’ancien batteur des Ramones, Marky Ramone, recrutant Marky pour jouer une poignée de ses chansons solo.

Pour plus d’information, d’images et de chansons, visitez le Fan Club des Ramones sur http://www.vh1.com/fanclubs/main/11....

Source : www.vh1.com
By Gil Kaufman
Traduction : deadmancs

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